accueil du site > Zoonoses > Rage > Rage

Rage

4 juin 2009
partager
Imprimer Grossir la taille des caractères taille de caractères normals
  • twitter
  • Facebook
  • Google
  • Googlebuzz
  • Live
  • Del.icio.us
  • technorati
  • viadeo
  • Yahoo! Bookmarks
  • Myspace
fermer

Agent

C’est un virus du genre Lyssavirus, qui est très fragile en dehors d’un organisme infecté.

Réservoir

Les mammifères sont le réservoir de cette maladie, et peuvent accidentellement la transmettre à l’homme.

  • La France métropolitaine est indemne de rage sauvage des carnassiers, en particulier les renards : la rage du renard a été éliminée en 2001, le dernier cas de rage "vulpine" remontant à 1998.
  • La rage canine a également disparu.
  • Les chiroptères (chauve-souris) sont également d’autres réservoirs pour la rage en France.

Mode de contamination

Elle se fait par la salive des animaux infectés (morsure, griffure, léchage sur muqueuse ou lésion cutanée…). Le virus ne traverse pas la peau saine. La manipulation d’animaux morts peut être contaminante, car le virus garde sa virulence dans le cadavre pendant un certain temps. Aucune transmission interhumaine n’a été décrite à ce jour (hormis de très rares cas par greffe tissulaire).

Epidémiologie

  • Aucun cas de rage humaine n’a été observé en France depuis 1924. De très rares cas de rage importés sont observés de loin en loin chez des personnes qui ont été contaminées par morsure à l’étranger, en zone d’endémie. Chaque année, près de 10000 personnes consultent un centre de traitement antirabique, près de la moitié reçoivent un traitement séro-vaccinal après exposition.
  • La rage animale fait l’objet d’une surveillance épidémiologique en France. C’est une maladie à déclaration obligatoire. Les seuls cas observés chez l’animal concernent des chauves-souris, et des animaux carnassiers infectés et importés clandestinement de pays où sévit la maladie. Aujourd’hui, les seuls risques de contamination autochtones sont dus à des animaux importés (ou à des chauve-souris) infectés.
    Dans le monde, la rage continue de sévir dans de nombreux pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe Centrale, du Moyen-Orient, d’Amérique du Sud…).
    Cliquez ici pour visualiser la carte (site de l’OMS)

Clinique

L’incubation chez l’homme est de durée variable, en moyenne de 30 à 45 jours. Le tableau clinique de rage est très variable. Il s’agit d’un tableau d’encéphalite dont on distingue classiquement deux formes : l’une paralytique, l’autre furieuse. S’y associent deux signes caractéristiques : l’aérophobie et l’hydrophobie. La rage, une fois déclarée, est mortelle dans 100% des cas. Le décès survient au bout de 4 à 6 jours.

Diagnostic

Il peut être réalisé, à la phase de rage déclarée, par des laboratoires spécialisés à partir de prélèvements salivaires, d’une ponction lombaire ou de biopsies. Le diagnostic peut être également confirmé à l’autopsie (chez l’homme et chez l’animal).

Conduite à tenir après blessure par un animal

  • Traitement de première intention
    Il faut nettoyer soigneusement la plaie à l’eau et au savon de Marseille puis rincer abondamment et appliquer une solution antiseptique.
    Le médecin vérifiera la mise à jour de la vaccination contre le tétanos (revaccination si besoin) et prescrira de façon quasi systématique une antibiothérapie après morsure..
    - Recherche de l’animal
    L’animal, chien ou chat, doit être mis en observation vétérinaire s’il est identifié.
    Si l’animal est mort ou s’il est euthanasié, le cadavre est adressé à la Direction des Services Vétérinaires qui décide de l’envoyer pour diagnostic de la rage à un laboratoire agréé pour le diagnostic.
    - Si l’animal est inconnu, ou si on suspecte la rage, ou a fortiori si le diagnostic biologique de rage est positif, la personne mordue doit être confiée à un Centre de Traitement Antirabique qui décidera de l’indication d’un traitement après exposition en fonction des circonstances de l’exposition, des lésions, de l’épidémiologie de la rage.

Traitement après exposition

Il n’y a pas de traitement curatif de la rage, une fois celle-ci déclarée.
Il existe un traitement après exposition au risque rabique. Celui-ci consiste en une vaccination qui fait apparaître une protection avant que la maladie ne se déclare. Dans certains cas, on associera un traitement par des immunoglobulines spécifiques. Ce traitement séro-vaccinal sera réalisé dans les centres antirabiques, qui prendront les mesures nécessaires après évaluation du risque (il faut préciser que le chien peut être contaminant avant de présenter les signes de la maladie).

Traitement préventif

La lutte contre la rage animale s’est effectuée avec succès depuis plusieurs années (vaccination orale des renards par des appâts et vaccination des animaux domestiques). Il est recommandé de ne pas s’approcher ni de capturer des chauve-souris, qui sont par ailleurs une espèce protégée. La vaccination systématique chez l’homme est préconisée pour certaines catégories professionnelles (vétérinaires, gardes-chasses, équarrisseurs…). Elle peut-être également recommandée chez le voyageur se rendant en zone d’endémie. Dans ce cadre, la vaccination préventive peut être réalisée par tout médecin.

Mots-clés

-
-
Service public Legifrance Gouvernement Igas Hon code

Nous adhérons aux principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.