C’est un virus du genre Lyssavirus, qui est très fragile en dehors d’un organisme infecté.
Les mammifères sont le réservoir de cette maladie, et peuvent accidentellement la transmettre à l’homme.
Elle se fait par la salive des animaux infectés (morsure, griffure, léchage sur muqueuse ou lésion cutanée…). Le virus ne traverse pas la peau saine. La manipulation d’animaux morts peut être contaminante, car le virus garde sa virulence dans le cadavre pendant un certain temps. Aucune transmission interhumaine n’a été décrite à ce jour (hormis de très rares cas par greffe tissulaire).
L’incubation chez l’homme est de durée variable, en moyenne de 30 à 45 jours. Le tableau clinique de rage est très variable. Il s’agit d’un tableau d’encéphalite dont on distingue classiquement deux formes : l’une paralytique, l’autre furieuse. S’y associent deux signes caractéristiques : l’aérophobie et l’hydrophobie. La rage, une fois déclarée, est mortelle dans 100% des cas. Le décès survient au bout de 4 à 6 jours.
Il peut être réalisé, à la phase de rage déclarée, par des laboratoires spécialisés à partir de prélèvements salivaires, d’une ponction lombaire ou de biopsies. Le diagnostic peut être également confirmé à l’autopsie (chez l’homme et chez l’animal).
Il n’y a pas de traitement curatif de la rage, une fois celle-ci déclarée.
Il existe un traitement après exposition au risque rabique. Celui-ci consiste en une vaccination qui fait apparaître une protection avant que la maladie ne se déclare. Dans certains cas, on associera un traitement par des immunoglobulines spécifiques. Ce traitement séro-vaccinal sera réalisé dans les centres antirabiques, qui prendront les mesures nécessaires après évaluation du risque (il faut préciser que le chien peut être contaminant avant de présenter les signes de la maladie).
La lutte contre la rage animale s’est effectuée avec succès depuis plusieurs années (vaccination orale des renards par des appâts et vaccination des animaux domestiques). Il est recommandé de ne pas s’approcher ni de capturer des chauve-souris, qui sont par ailleurs une espèce protégée. La vaccination systématique chez l’homme est préconisée pour certaines catégories professionnelles (vétérinaires, gardes-chasses, équarrisseurs…). Elle peut-être également recommandée chez le voyageur se rendant en zone d’endémie. Dans ce cadre, la vaccination préventive peut être réalisée par tout médecin.
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