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Roselyne Bachelot-Narquin s’engage dans le cadre du plan de lutte contre la dissémination de la dengue et du chikungunya

18 juillet 2008
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Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, s’est rendue vendredi 18 juillet 2008 dans les Alpes-Maritimes, pour présenter le nouveau dispositif d’information et de lutte contre la dissémination de la dengue et du chikungunya en métropole et soutenir les acteurs locaux impliqués dans ce dispositif.

Un plan de lutte contre la dissémination de la dengue et du chikungunya renforcé

Alors que le plan 2007 était composé de 3 niveaux de risque à titre de prévention, le plan 2008 s’est renforcé de 3 autres niveaux pour gérer une éventuelle épidémie au niveau national :

Niveau 3 : détection de cas groupés.

Niveau 4 : détection de plusieurs foyers.

Niveau 5 : gestion épidémique.

Cette actualisation s’est révélée nécessaire suite à l’épidémie de chikungunya survenue en Italie du Nord en août 2007 et qui a recensé près de 250 cas. Elle intervient pour anticiper une éventuelle épidémie et renforcer la sensibilisation des professionnels et de la population locale.

Un plan de communication élaboré pour informer et mobiliser la population

Un plan de communication a également été préparé cette année par les services du ministère et avec la participation de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) pour favoriser l’information et la communication par les autorités locales et nationales, et sensibiliser la population sur la gestion épidémique. Un « dossier spécial chikungunya » sera notamment diffusé prochainement par e-mailing auprès des professionnels.

Roselyne Bachelot-Narquin s’est également entretenue avec les acteurs du dispositif de prévention et de lutte (pharmacien, équipes départementales, Conseil général et Entente interdépartementale de démoustication (EID) chargée de la veille entomologique et de la lutte contre Aedes albopictus) et leur a renouvelé son soutien.

Des cas d’importation survenus dans le sud de la France

La ministre est revenue sur l’introduction de l’Aedes albopictus, encore appelé moustique tigre, sous surveillance depuis 1998 et qui a d’abord colonisé les Alpes maritimes en 2004, la Haute-Corse en 2006, et la Corse du sud et le Var en 2007. De manière générale, les régions PACA, Corse, et Languedoc-Rousillon sont les zones géographiques qui présentent un fort potentiel de développement d’Aedes albopictus.

Roselyne Bachelot-Narquin a également rappelé qu’une dizaine de cas d’importation étaient survenus l’an dernier dans le sud de la France (principalement de dengue) et que la réaction rapide des services de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS), du Conseil général des Alpes-Maritimes et de l’Entente interdépartementale de démoustication (EID) avaient permis de contrôler la situation.

La ministre a insisté sur le rôle des professionnels de santé dans l’information à la population, au sein desquels, le pharmacien, par son rôle de conseil de proximité joue un rôle de premier plan.

Elle a enfin rappelé que l’épidémie de chikungunya à la Réunion avait montré à quel point l’effort des particuliers s’avère essentiel dans la lutte contre la prolifération des insectes vecteurs.

Contact presse : Service de presse du ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative

01 40 56 40 14

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