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Syndrome hémolytique et urémique (SHU)

28 juin 2012
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Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) est une maladie le plus souvent d’origine alimentaire, rare en France mais potentiellement grave aux âges extrêmes de la vie ; elle est la principale cause d’insuffisance rénale aiguë chez les enfants de moins de trois ans.
C’est une maladie à déclaration obligatoire dans le cadre des toxi-infections alimentaires collectives.

Actualités

Juin 2012 : cas groupés Escherichia coli en Aquitaine : Consulter le site de l’ARS d’Aquitaine

Pour en savoir plus, consulter le dossier sur la contamination à Escherichia coli



Agent

L’agent bactérien responsable du SHU typique appartient à l’espèce Escherichia coli, le plus souvent de sérotype O157:H7. La production de shigatoxines est responsable de la maladie. On peut retrouver ces bactéries sous diverses appellations : STEC (Escherichia coli produisant des shigatoxines) ou VTEC (Escherichia coli produisant des verotoxines)

Réservoir

Les intestins des bovins constituent le principal réservoir de STEC.
La contamination de l’aliment provient le plus souvent d’une hygiène défectueuse lors de la traite ou de l’abattage des animaux
Les viandes hachées constituent le risque majeur en raison d’une possible contamination à cœur par ces bactéries lors de l’opération de hachage.

Mode de contamination

  • La contamination est le plus souvent alimentaire : ingestion d’un aliment consommé cru ou peu cuit.
    La viande de bœuf, en particulier hachée, est le plus souvent la cause.
    Le lait cru et les produits à base de lait cru sont également impliqués, de même que de façon plus exceptionnelle, la consommation de légumes crus ou d’eau non traitée (eau de puit par exemple) contaminés pas des déjections animales.
  • Une transmission inter-humaine par transmission oro-fécale au sein des familles ou des collectivités est possible par défaillance des mesures d’hygiène.
  • Les contacts directs avec des animaux contaminés ou leurs déjections peuvent également être en cause.Il est à noter que la dose infectante est très faible.

Epidémiologie

70 à 100 cas environ sont signalés chaque année en France depuis la mise en place de la surveillance en 1996.
Alors que la majorité des cas signalés sont sporadiques, l’année 2005 a été marquée par la survenue de deux épidémies (voir en annexe).

Clinique

Le syndrome hémolytique et urémique typique se manifeste aux âges extrêmes de la vie, surtout chez le jeune enfant.
Le SHU constitue une complication grave d’un épisode de diarrhée souvent sanglante, pouvant évoluer dans 10 % des cas vers une anémie hémolytique, une thrombopénie (baisse des plaquettes) et une insuffisance rénale aiguë, qui constituent les principales caractéristiques du SHU. Néanmoins, le taux de mortalité est actuellement inférieur à 5 % dans la littérature et à 1% en France.

Diagnostic

Biologiquement, la confirmation se fait :

  • Par coproculture permettant l’isolement et l’identification complémentaire du sérogroupe en cause (par exemple O157) d’Escherichia coli. Les selles doivent être prélevées le plus tôt possible après le début des symptômes (moins de 6 jours).
  • Par PCR (technique d’amplification génique) sur les selles avec caractérisation des gènes de virulence codant les Shigatoxines (Stx1 et Stx2) et les facteurs d’adhésion (eae). C’est la méthode la plus sensible. Elle est réalisée seulement dans des laboratoires spécialisés (Centre national de référence (CNR) des Escherichia coli et Shigella et laboratoire associé au CNR.)
  • Par sérodiagnostic : recherche des anticorps anti-lipopolysaccharides spécifiques de certains serogroupes de E.coli, à J0 et à J15 de la date de survenue du SHU. Il est réalisé au Centre national de référence (CNR) des Escherichia coli et Shigella.

Déclaration

En dehors des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC), le SHU n’est pas une maladie à déclaration obligatoire. Toutefois, quand il entre dans les critères de déclaration des TIAC, le foyer doit être signalé sans délai et par tout moyen approprié au Médecin Inspecteur de Santé Publique de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, par le clinicien ou le responsable du laboratoire.
Un réseau national de surveillance existe depuis 1996. Mis en place par l’Institut de Veille Sanitaire en collaboration avec la Société de néphrologie pédiatrique, il repose sur des services de néphrologie pédiatrique d’établissements de santé répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Traitement

La prise en charge est hospitalière avec des mesures symptomatiques, en particulier, dialyse et transfusion.

Prévention

Dans le cadre de la prévention du syndrome hémolytique et urémique de l’enfant, deux catégories d’aliments sont notamment en cause : les viandes hachées et les produits à base de lait cru.

Les viandes hachées.
Pour prévenir le SHU :

  • La chaîne du froid doit être respectée.
  • La viande hachée par le boucher à la demande doit être consommée dans la journée, et les steaks hachés surgelés ne doivent pas avoir subi une rupture de la chaine du froid ou une décongélation.
  • La cuisson des viandes, et surtout de la viande hachée de bœuf, doit être effectuée à cœur. Pour cela, il faut s’assurer que la viande est cuite au centre et qu’elle n’est plus rosée.Le lait cru
    C’est un aliment très fragile qui peut être facilement contaminé par des bactéries. Le programme national nutrition santé recommande de ne jamais donner de lait cru à un enfant de moins de trois ans.
    Cette recommandation vaut également pour les produits à base de lait cru : beurre, crème fraîche et fromages au lait cru.
    Il faut préférer pour les enfants :
  • Les fromages à pâte pressée cuite type Gruyère ; Emmental, Comté, etc.
  • Les fromages au lait pasteurisé.
    Plus largement, la prévention du syndrome hémolytique et urémique de l’enfant passe, comme pour toute toxi-infection alimentaire, par le respect de gestes simples :
  • Le lavage des mains doit être systématique avant la préparation des repas, en sortant des toilettes ou après avoir changé les couches d’un nourrisson.
  • Les légumes, les fruits et les herbes aromatiques doivent être soigneusement lavés, particulièrement lorsqu’ils sont consommés crus.
  • Les plats cuisinés et les restes alimentaires doivent être suffisamment réchauffés et consommés rapidement.
  • Les enfants ne doivent pas boire d’eau non traitée (eau du puit…)
  • La conservation des aliments crus doit se faire séparément des aliments cuits ou prêts à être consommés.
  • Les ustensiles de cuisine et le plan de travail doivent être soigneusement lavés, en particulier lorsqu’ils ont été en contact préalablement avec de la viande crue.

Pour en savoir plus…

Archives

Source :
Direction générale de la santé
14 avenue Duquesne
75007 Paris
Mise en ligne : avril 2006
Actualisation juin 2012

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales et de la Santé

Mots-clés

Service Public Legifrance Gouvernement IGAS

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