Les systèmes d’observation relatifs aux drogues et à leurs usages en France font apparaître plusieurs tendances alarmantes concernant l’héroïne. En effet, divers éléments témoignent d’évolutions inquiétantes quant à son utilisation et à la perception de sa dangerosité.
Ces éléments sont développés dans les deux derniers rapports du dispositif TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues) de l’OFDT à partir d’une diversité de sources de données dont certaines sont issues de l’Afssaps et de l’InVS [1] : Il est constaté :
L’ensemble de ces facteurs pourrait avoir des conséquences graves sur la santé des usagers, y compris sur le risque d’augmentation du nombre de décès, notamment par surdose. L’exemple récent de la circulation d’héroïne très concentrée à l’origine d’un décès en Seine Saint-Denis constitue un facteur de risque supplémentaire. Le risque d’augmentation du nombre de décès ne pourra cependant être confirmé qu’ultérieurement par une analyse spécifique des données de mortalité liées à l’usage de drogues, sur lequel une étude est en cours.
Les autorités sanitaires, la DGS, l’Afssaps et l’InVS ainsi que la MILDT et l’OFDT tiennent à rappeler les dangers inhérents à la consommation d’héroïne et d’autres opiacés. En effet, quelle que soit la voie d’administration (injection ou sniff), la consommation de ces substances, seules ou en association avec d’autres drogues, en particulier la cocaïne, peut être mortelle.
[1] Etude Coquelicot, InVS-ANRS, 2004 : http://www.invs.sante.fr/beh/2006/3…
[2] Etude Coquelicot, InVS-ANRS, 2004 : http://www.invs.sante.fr/beh/2006/3…
[3] Au moins un quart des personnes qui fréquentent le milieu festif « techno » alternatif ou commercial a expérimenté l’héroïne. Près d’une sur 10 en a pris au cours du mois précédent (Enquête dite « quanti festif, OFDT / GVRS, publiée en 2007) : http://www.ofdt.fr/BDD/publications…
[4] Celui-ci circulant parfois sous d’autres noms, notamment le terme « rabla »
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