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Tularémie

9 février 2009
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La tularémie est une maladie se présentant sous plusieurs formes, certaines pouvant être graves, voire mortelles dans 1% des cas lors de soins tardifs ou en leur absence.

Agent

La tularémie est due à une bactérie : Francisella tularensis, dont il existe trois sous-espèces. Seule, Francisella tularensis sous-espèce holartica, est naturellement présente en Europe et en France. Elle est à l’origine d’une pathologie beaucoup moins grave que la sous-espèce tularensis rencontrée en Amérique du Nord et dans les Etats du sud de la Russie. La troisième sous-espèce mediasiatica peu pathogène, est rencontrée en Asie Centrale et dans une partie de la Russie. Cet agent est très résistant au froid et notamment à la congélation.

Réservoir

Il est représenté en France métropolitaine principalement par des petits mammifères comme les rongeurs (campagnols, mulots, écureuils, rats musqués…) et les lagomorphes (lièvres…) qui sont des espèces sensibles à la maladie. Mais d’autres mammifères peuvent être des vecteurs non sensibles comme le sanglier, le chat, le chien et le renard, ainsi que des vecteurs insectes et arthropodes, piqueurs, suceurs.
En effet, les tiques, les moustiques et les taons sont également des vecteurs de la maladie. De plus, l’eau et le sol peuvent être contaminés longtemps par les déjections et les cadavres des animaux infectés.

Mode de contamination

La contamination directe peut s’effectuer par voie cutanée même en l’absence de plaie à travers la peau saine (manipulation par des chasseurs de lièvres infectés, simple contact…), par voie respiratoire, digestive ou conjonctivale. Par ailleurs, la contamination indirecte est possible par piqûres de tiques, de moustiques ou de taons, lors de randonnées pédestres en forêt, dans les taillis, les zones en jachère ou dans des régions bocagères.
Enfin, la consommation d’eau contaminée et de viandes insuffisamment cuites provenant d’animaux infectés sont des voies de contamination possible, au même titre que l’inhalation d’aérosols produits par des poussières de fourrage ou de céréales souillées par des cadavres et déjections de rongeurs, lors de tontes de gazon ou à l’occasion de changements de litières…

Répartition géographique

En France, la répartition de la tularémie est diffuse. La maladie semble être sporadique sur l’ensemble du territoire mais des cas surviennent plus fréquemment dans le Nord-Est, le Centre et le Sud-Ouest. Elle est plus rare en Bretagne, dans les Landes et dans les départements méditerranéens.

  • Pour visualiser la carte réalisée par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) sur la situation des foyers de tularémie en France entre 1993 et 2001, cliquez ici.

Clinique

La maladie débute brutalement après 3 à 15 jours d’incubation par une forte fièvre, des frissons, une grande fatigue, d’éventuels troubles articulaires et musculaires, des céphalées et parfois des nausées et vomissements. Par la suite, les formes cliniques dépendent essentiellement de la porte d’entréede l’agent causal : ganglions satellites pouvant s’abcéder ou se fistuliser dans la forme séro-ganglionnaire, conjonctivite dans la forme oculaire, toux sèche pouvant évoluer jusqu’à une détresse respiratoire dans la forme pleuro-pulmonaire, douleurs abdominales et diarrhées dans la forme digestive, et enfin fièvre, céphalées, malaise, vomissements, pouvant aller jusqu’au choc septique avec coma dans la forme septicémique.

Diagnostic

Le diagnostic clinique de la tularémie peut être confirmé par des examens de laboratoire, en particulier par la mise en culture, l’amplification génique (PCR) et le sérodiagnostic.
Tout contact avec un animal malade ou suspect ainsi que toute morsure de tique doivent être signalés à son médecin traitant.

Traitement

Un traitement antibiotique peut être prescrit en cas de suspicion après contact avec un animal infecté ou piqûres de tiques. Mais le traitement curatif spécifique doit intervenir le plus rapidement possible après établissement du diagnostic pour éviter l’abcédation des ganglions. En cas de fistulisation du ganglion, un traitement chirurgical est associé au traitement antibiotique.

Prévention

Dans les zones d’endémie, il faut éviter de toucher aux cadavres d’animaux morts en particulier les lièvres et les rongeurs, et de boire de l’eau à faible courant ou de l’eau stagnante. Il est également recommandé de ne pas se coucher à même la paille ou le foin sans protection vestimentaire, et d’éviter dans la mesure du possible d’inhaler leurs poussières. Il est également conseillé aussi bien pour les chasseurs, que pour les randonneurs de porter des vêtements amples et longs, resserrés aux extrémités (poignets, chevilles) et à la taille, pour éviter les piqûres d’insectes. Contre les insectes piqueurs, l’usage de répulsifs peut être utile mais ne garantit jamais une protection totale.

Pour en savoir plus

Vous pouvez consulter ces sites à l’adresse suivante :
En cliquant sur ces liens proposés, vous quittez le site du ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées.

Source : DGS/ Bureau 5B, alertes et problèmes émergents
(Fiche relue par les CNR tularémie associés)
8, avenue de Ségur, 75007 Paris.
Rédaction : septembre 2002

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes

Mots-clés

Service Public Legifrance Gouvernement IGAS

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