Variole et pox virus

1er septembre 2009
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La variole est une maladie provoquée par un virus du groupe des Pox virus. Utilisé comme arme biologique, le virus pourrait être dispersé par aérosol. La variole est une maladie contagieuse par voie respiratoire et dans une moindre mesure cutanée. La mortalité varie de 1 % (variole mineure) à 30 % (variole majeure).

Depuis cette page, vous accédez à des informations concernant la variole utilisée à des fins d’arme biologique.

Agent pathogène
La variole est due à une infection par un virus de la famille des Orthopoxvirus (vaccine, cowpox et monkeypox). Les poxvirus se caractérisent par une morphologie en brique et un génome de grande taille à ADN double brin.

Description de la maladie
Le tableau classique de la variole s’accompagne d’une atteinte cutanée très caractéristique. C’est une éruption vésiculopustuleuse d’évolution centrifuge, se développant en une seule poussée. Les lésions prédominent sur la face et les extrémités. Il n’existe pas de traitement médicamenteux spécifique.
Le délai d’incubation du virus de la variole est compris entre 7 et 17 jours, avec une moyenne de 14 jours. La maladie débute par une forte fièvre, des céphalées et des douleurs dorsales, suivis, au bout de 2 à 3 jours d’une éruption vésiculopustuleuse centrifuge, évoluant en une seule poussée, prédominant sur la face et les extrémités. Les caractéristiques de l’éruption permettent le diagnostic différentiel avec une varicelle grave.

Eruption variolique face (Source : OMS)
Eruption variolique abdomen (Source : OMS)

Examens complémentaires
Il n’existe pas de kit commercialisé pour établir un diagnostic en laboratoire, puisque cette maladie est officiellement éradiquée depuis 1980. Le diagnostic nécessite la réalisation d’une PCR (polymerase chain reaction) dans un laboratoire expert.

Modes de contamination
En cas d’utilisation du virus de la variole comme arme biologique, la contamination se ferait par une aérosolisation. Ce virus, très résistant, survit plusieurs semaines en milieu humide et à l’abri de la lumière ; il persiste 24 heures après dispersion dans l’air, plusieurs jours à semaines dans les vêtements et la literie des malades.
Une petite dose infectieuse serait suffisante.
La contamination interhumaine peut être très importante par l’intermédiaire des gouttelettes aériennes émises par la personne infectée.
Le malade est contagieux à partir du premier jour de l’éruption cutanée jusqu’à la chute des croûtes (jusqu’à 21 jours) mais essentiellement durant la première semaine de l’éruption.

Mesures de santé publique

  • Enquête épidémiologique pour identifier la source de contamination et les sujets contacts du ou des cas (Institut de Veille sanitaire (InVS), Cellules Inter-Régionales d’Epidémiologie (CIRE), DDASS).
  • Isolement des cas.
  • Désinfection : les surfaces infectées devraient être désinfectées par des solutions chlorées. Les linges des malades doivent être autoclavés.

Prise en charge des personnes exposées
Prise en charge thérapeutique : le traitement est symptomatique. Prophylaxie post-exposition : la vaccination prévient ou diminue l’intensité de la maladie et, donc, la mortalité, si elle est effectuée dans les tout premiers jours après le contact. Les stratégies de vaccination contre la variole à adopter dans le contexte d’une utilisation potentielle du virus de la variole comme arme biologique font l’objet d’un avis du Conseil supérieur d’hygiène publique (ci-dessous)
Avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France du 5 novembre 2001 (PDF - 27.3 ko)

Pour en savoir plus

Plan national de réponse à une menace de variole (PDF - 1.1 Mo)

La prise en charge médicale de la variole est détaillée sur le site Internet de l’AFSSAPS, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé

Vous pouvez aussi consulter le guide d’investigation épidémiologique sur le site de l’Institut de veille sanitaire

Source :
Direction générale de la santé
Rédaction : 17 Octobre 2001
Actualisation : Juillet 2007

<p>Madame Marisol Touraine</p>

Marisol Touraine - Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes

Mots-clés

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